Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Pologne se retrouve prise en étau entre l’offensive allemande lancée le 1er septembre 1939 et l’entrée des forces soviétiques le 17 septembre. Dans ce contexte d’effondrement militaire et politique, une priorité s’impose aux autorités : empêcher que les réserves de la Banque de Pologne ne tombent aux mains d’Hitler.

Le sauvetage de cet or polonais prend alors la forme d’une opération exceptionnelle. Selon le récit évoqué, les réserves vont parcourir des dizaines de milliers de kilomètres à travers trois continents, au fil d’un itinéraire complexe dicté par l’urgence, le chaos de la guerre et la nécessité de déjouer l’avancée ennemie.

Cette fuite de l’or de la Banque de Pologne illustre à quel point les actifs financiers étaient stratégiques dès les premiers jours du conflit. Sauver ces réserves ne relevait pas seulement d’un enjeu économique : il s’agissait aussi de préserver une part de la souveraineté de l’État polonais au moment où le pays était envahi de toutes parts.

Le périple de l’or polonais reste ainsi l’un des épisodes les plus marquants des débuts de la guerre en Europe. Entre improvisation, logistique et course contre la montre, cette opération montre comment la Pologne a réussi à soustraire une richesse vitale aux griffes du régime nazi.