Wall Street a terminé sans tendance nette lundi à New York. Le principal soutien est venu de la forte baisse des cours du pétrole, un mouvement qui a temporairement amélioré le sentiment de marché. Mais cet élan n'a pas suffi à entraîner l'ensemble de la cote dans le vert.

Le repli de l'or noir, d'environ 8% selon le récit de séance, a été favorisé par une pause des hostilités entre les deux principaux camps impliqués au Moyen-Orient ainsi que par l'espoir de progrès dans les discussions. Pour les investisseurs, cette détente a réduit une partie de la pression liée au risque géopolitique et aux craintes sur l'énergie.

Malgré ce contexte plus favorable pour les valeurs sensibles au pétrole, les grands groupes américains des semi-conducteurs ont pesé sur la Bourse de New York. La faiblesse du compartiment des puces a limité l'effet positif de la chute du brut et a contribué à une clôture partagée entre optimisme sur l'énergie et prudence sur la technologie.

Au final, la séance illustre un marché toujours très dépendant de deux moteurs majeurs: l'évolution de la situation au Moyen-Orient et la tenue des grandes valeurs technologiques. Même avec un pétrole en net recul, la fragilité du secteur des semi-conducteurs a suffi à gâcher une partie de la fête sur Wall Street.