Le patron de Canal+, Maxime Saada, a réaffirmé mardi que le groupe ne souhaitait plus financer à l'avenir des films dont les initiateurs porteraient préjudice à son image. Cette prise de position intervient au lendemain d'un accord conclu pour cinq ans avec le secteur, dans un contexte où la place de Canal+ dans le financement du cinéma reste très observée.

Ses précédentes déclarations, faites en plein festival, avaient suscité de vives réactions. Face aux critiques, le dirigeant avait ensuite assuré qu'il ne s'agissait pas de mettre en place une « liste noire ». Interrogé de nouveau mardi, il a néanmoins confirmé le principe qu'il avait posé sur les futurs engagements du groupe.

Le sujet touche à un point sensible pour l'audiovisuel et le cinéma français: le rôle des diffuseurs dans le financement des œuvres et les conditions qui entourent ce soutien. En répétant sa position, Maxime Saada cherche visiblement à clarifier la ligne de Canal+ sur les projets que le groupe acceptera d'accompagner.

Cette séquence montre aussi la tension entre liberté de création, relations avec les producteurs et défense de l'image d'un grand groupe audiovisuel. Après l'émoi provoqué par ses propos, la confirmation de cette doctrine par le patron de Canal+ relance le débat sur les critères qui guideront désormais certains financements.