Sony se retrouve au centre d’une nouvelle polémique autour du support physique. D’un côté, la division Sony Electronics met en avant les qualités du vinyle, en insistant sur la chaleur du son, la richesse des détails et le rituel d’écoute associé au disque. De l’autre, le groupe continue de ne pas commenter sa récente décision concernant la disparition des disques PlayStation d’ici 2028.

Ce décalage alimente les critiques, car il donne l’image d’une entreprise qui célèbre le support matériel quand il s’agit de musique, tout en accompagnant sa disparition dans le jeu vidéo. Le contraste est d’autant plus visible que les deux messages concernent, au fond, une même idée : la valeur de l’objet physique face à la consommation dématérialisée.

L’affaire dépasse donc le simple cas du vinyle. Elle relance le débat sur la cohérence de Sony dans sa stratégie globale, entre nostalgie assumée pour certains formats et transition accélérée vers le tout-numérique pour d’autres. Pour de nombreux observateurs, le problème n’est pas de défendre le disque vinyle, mais de le faire au moment où les disques PlayStation sont promis à la sortie.

En mettant en avant le plaisir sensoriel du vinyle sans répondre aux interrogations sur l’avenir des jeux au format physique, Sony expose une contradiction de communication difficile à ignorer. Cette opposition entre célébration du disque et recul du support physique résume à elle seule le malaise soulevé par cette prise de parole.