Canal+ durcit sa position dans le débat qui a suivi une pétition signée pendant le Festival de Cannes. D’après les déclarations attribuées à son dirigeant Maxime Saada, le groupe n’entend pas investir dans les films portés par des personnes considérées comme ayant nui à ses intérêts.
Cette prise de position intervient quelques semaines après la diffusion d’un texte dénonçant la progression de l’extrême droite, soutenu par de nombreux professionnels du cinéma. Le sujet a pris une dimension sensible car il mêle à la fois enjeux culturels, lignes éditoriales et relations entre un grand financeur du secteur et une partie de la profession.
Le message envoyé par Canal+ est clair: le groupe veut marquer une limite dans ses futurs choix de financement. À travers cette ligne, Maxime Saada laisse entendre que les prises de position publiques susceptibles d’être perçues comme hostiles au groupe peuvent désormais avoir des conséquences concrètes sur l’accompagnement de certains projets.
À ce stade, les informations disponibles ne détaillent ni l’ampleur exacte de cette politique ni les cas qui pourraient être concernés. Mais dans un paysage où Canal+ joue un rôle important dans le financement du cinéma, cette annonce pourrait peser sur les rapports entre la chaîne et une partie du milieu cinématographique.