Anthropic se retrouve au centre d’une polémique relayée massivement sur X, où plusieurs publications accusent des entreprises d’intelligence artificielle de détruire des livres pour alimenter l’entraînement de leurs modèles. Le sujet a pris de l’ampleur en ligne, avec des messages vus des centaines de milliers de fois et un vocabulaire très fort, allant jusqu’à parler d’« autodafé numérique ».

Selon ces accusations, certaines sociétés rachèteraient des ouvrages, y compris des livres rares, pour les découper, les scanner puis les rendre inutilisables. L’objectif avancé serait de transformer rapidement des contenus imprimés en données exploitables par des systèmes d’IA. Dans ce récit viral, Anthropic est citée comme l’une des entreprises visées par ces critiques.

Au-delà du cas d’Anthropic, l’affaire remet sur la table une question plus large: jusqu’où les acteurs de l’IA peuvent-ils aller pour constituer leurs bases d’entraînement ? Le débat touche à la fois à la préservation des livres, à la numérisation d’œuvres physiques et aux méthodes industrielles utilisées pour collecter de grandes quantités de texte.

Faute d’accès à l’article complet, un point ressort néanmoins clairement du résumé disponible: la controverse porte moins sur une simple opération de scan que sur l’idée de destruction matérielle d’ouvrages au service de l’IA. Cette accusation alimente une inquiétude croissante sur la façon dont les entreprises technologiques obtiennent les contenus nécessaires à leurs modèles.