Fouzi Lekjaâ a officialisé son arrivée au PAM à moins de deux mois des législatives marocaines du 23 septembre. Après plusieurs semaines de rumeurs, d'hésitations prêtées à l'intéressé et de démentis, cette décision marque un tournant dans une campagne qui semblait jusqu'ici structurée autour de l'affrontement entre Aziz Akhannouch et Abdelilah Benkirane.

L'annonce, faite samedi 25 juillet à Salé, change immédiatement l'équilibre politique du moment. En rejoignant le Parti authenticité et modernité dans la dernière ligne droite avant le scrutin, Lekjaâ apporte un poids supplémentaire à une formation déjà centrale dans le jeu électoral. Ce mouvement attire d'autant plus l'attention qu'il intervient à un moment où les grandes forces politiques cherchent à capter l'initiative.

Au-delà du simple ralliement partisan, cet épisode révèle aussi l'état du champ politique marocain. Il montre une campagne en pleine recomposition, où les positionnements individuels peuvent encore déplacer le centre de gravité du débat. L'entrée de Lekjaâ dans la bataille renforce l'idée que les législatives ne se résumeront pas uniquement au face-à-face entre les figures déjà les plus exposées.

Ce choix politique devrait donc peser sur les prochaines semaines de campagne. Il relance les calculs des partis, modifie les lectures des rapports de force et ouvre une nouvelle séquence dans la course aux législatives. À ce stade, son ralliement apparaît comme l'un des faits marquants de la pré-campagne au Maroc.