La situation se tend autour de Rebirth à Saint-Lô. L’entreprise liée aux marques Solex, Gitane, Angell et Cowboy est présentée comme menacée d’expulsion de l’usine qu’elle loue sur place, dans un contexte de fortes tensions avec les acteurs locaux. Le dossier prend une dimension industrielle et politique, alors que l’avenir du site semble de plus en plus incertain.

De son côté, le dirigeant Grégory Trebaol affirme qu’aucune procédure réellement engagée ne justifie, à ce stade, l’idée d’une expulsion imminente. Il remet aussi au centre du débat un contentieux de TVA de 800 000 euros, élément qui semble nourrir le différend entre l’entreprise et son environnement local.

En face, les responsables de Saint-Lô montent au créneau et critiquent durement la situation de l’usine. Le grief mis en avant est celui d’un site industriel qui, selon eux, ne produit pas de vélos, ce qui alimente les interrogations sur l’activité réelle du site et sur la pertinence du dispositif mis en place autour de Rebirth.

Cette confrontation publique révèle un climat de rupture entre l’entreprise et la collectivité. Entre menace d’expulsion, désaccord sur la réalité de la procédure et litige fiscal relancé, le dossier Rebirth à Saint-Lô illustre les fragilités d’un projet industriel déjà très exposé autour de marques emblématiques du cycle et de la mobilité.