Au Gabon, la relation avec Karpowership entre dans une nouvelle phase. Deux ans après avoir eu recours aux usines flottantes du groupe turc pour répondre à une urgence énergétique, Libreville cherche désormais à renégocier un contrat jugé trop coûteux.
Le choix de cette solution avait permis d’apporter une réponse rapide aux tensions sur l’approvisionnement en électricité. Mais ce type de dispositif, conçu pour traiter une situation immédiate, peut aussi peser lourdement sur les finances publiques lorsqu’il s’inscrit dans la durée.
La volonté de renégocier traduit donc un double objectif pour les autorités gabonaises : réduire la charge économique du contrat et reprendre davantage de contrôle sur la stratégie énergétique du pays. En toile de fond, Libreville tente de limiter sa dépendance à un fournisseur extérieur devenu central dans la gestion de l’urgence.
Ce dossier illustre les arbitrages délicats auxquels sont confrontés les États lorsqu’ils doivent sécuriser rapidement leur production électrique. Pour le Gabon, l’enjeu est désormais de sortir d’une logique de dépannage coûteux sans fragiliser l’alimentation en énergie de la capitale et du pays.