Une première enquête nationale consacrée au consentement en gynécologie met en lumière un problème toujours présent en France. Réalisée par l’association StopVOG, elle s’intéresse aux atteintes au consentement lors des examens et consultations gynécologiques, dans un contexte où les violences sexistes en santé sont de plus en plus dénoncées.
Selon les éléments communiqués, 10 152 personnes ont répondu à cette étude menée dans toute la France entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025. Le résultat le plus marquant est que plus de 8 femmes sur 10 disent avoir vécu au moins une situation où leur consentement n’a pas été pleinement respecté pendant un examen.
Cette enquête place la question du consentement au centre du suivi gynécologique. Elle suggère que, pour de nombreuses patientes, l’information donnée avant un geste, l’accord explicite et la manière dont se déroule l’examen restent des enjeux majeurs de prise en charge.
En mettant des chiffres sur un sujet longtemps peu documenté, StopVOG contribue à rendre plus visible un phénomène décrit comme relevant des violences sexistes dans le domaine de la santé. Ces résultats relancent le débat sur les pratiques médicales, l’écoute des patientes et les conditions d’un accompagnement respectueux en gynécologie.