En mer Rouge, les houthistes du Yémen apparaissent comme un relais de soutien à l’Iran dans un contexte de fortes tensions avec les États-Unis. Longtemps restée en retrait au début de cette confrontation, la milice alliée à Téhéran a ouvert un nouveau point de pression sur le trafic maritime régional.

Depuis le 20 juillet, ce groupe qui contrôle le nord du Yémen entrave une voie maritime essentielle pour l’Arabie saoudite. Cet axe sert notamment d’itinéraire de contournement au détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les flux d’hydrocarbures du Golfe.

L’enjeu est important car cette route alternative permet aux exportations pétrolières saoudiennes de limiter leur dépendance à Ormuz, zone particulièrement sensible en période de crise. En s’attaquant à cet espace en mer Rouge, les houthis déplacent la pression au-delà du seul détroit et étendent la portée régionale de la confrontation.

Cette évolution montre que la crise ne se joue pas uniquement entre Washington et Téhéran, mais aussi à travers des acteurs alliés de l’Iran dans la région. La mer Rouge devient ainsi un front maritime supplémentaire, avec des conséquences potentielles pour la sécurité de la navigation et pour les exportations énergétiques saoudiennes.