À Athènes, la réponse municipale au réchauffement climatique devient un sujet politique majeur. Dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le maire socialiste Haris Doukas met en avant sa stratégie d’adaptation, fondée notamment sur des plantations d’arbres et la mise à disposition de lieux climatisés pour faire face aux fortes chaleurs.

Le profil du maire nourrit cette communication. Avant son élection à la tête de la capitale grecque en 2023, Haris Doukas était professeur de politique énergétique et environnementale à l’Université technique d’Athènes. Cette expérience académique lui permet de présenter son action municipale comme une réponse structurée aux effets du changement climatique en ville.

Mais cette lecture est loin de faire l’unanimité. Selon la description de l’article, l’hebdomadaire grec Lifo remet en question l’efficacité réelle du plan présenté par le maire. Le débat ne porte donc pas seulement sur les mesures annoncées, mais aussi sur leur capacité à produire des résultats concrets dans une ville particulièrement exposée aux épisodes de chaleur.

L’enjeu dépasse la seule communication politique. À travers ce face-à-face entre promotion du plan par Haris Doukas et critiques relayées dans la presse grecque, Athènes apparaît comme un cas emblématique des difficultés rencontrées par les grandes villes européennes pour s’adapter durablement au réchauffement.