À Villers-la-Ville, la chapelle Saint-Bernard se retrouve au centre d’un malaise local : depuis les dernières inondations, aucun acteur ne semble vouloir assumer pleinement son entretien. Alors que les responsabilités paraissent se disperser entre plusieurs intervenants, le bâtiment religieux reste marqué par les dégâts et l’abandon.
Face à cette situation, les Hostieux Moines ont décidé d’agir eux-mêmes. Avec l’aide de Delphine Denis, bénévole particulièrement attachée à la chapelle, ils ont entrepris un important travail de remise en état. Des éléments du mobilier ont été sortis et nettoyés, tandis que plusieurs centimètres de boue séchée ont été retirés et évacués.
Cette intervention met en lumière l’état préoccupant du site après les inondations. Au-delà du nettoyage, elle souligne surtout le flou qui entoure la gestion de cette chapelle nichée dans l’environnement des ruines de Villers-la-Ville. Quand les responsabilités ne sont pas clairement assumées, ce sont les volontaires qui se retrouvent en première ligne pour éviter une dégradation plus importante.
L’affaire relance ainsi la question de l’avenir de la chapelle Saint-Bernard. Entre attachement patrimonial, manque de prise en charge et mobilisation bénévole, le dossier illustre les difficultés que peuvent rencontrer certains lieux religieux ou historiques lorsqu’aucun responsable ne semble prêt à s’en occuper durablement.