Après la découverte à Orange, dans le Vaucluse, de corps de nouveau-nés au domicile d’un couple, une enquête a été ouverte. L’affaire a relancé les questions autour du néonaticide, alors même que la femme du couple aurait accouché lundi d’un bébé présenté comme étant en bonne santé.
Interrogé sur ce phénomène, Patrick Ange-Raoult, professeur de psychopathologie à l’Université catholique de Lyon, rappelle que les néonaticides ne sont pas nouveaux dans l’histoire. En revanche, leur lecture par la société a évolué au fil du temps, avec une attention différente portée aujourd’hui aux dimensions psychiques, sociales et judiciaires de ces drames.
Le spécialiste souligne aussi qu’il existe des typologies pour mieux comprendre ces situations, sans pour autant réduire tous les cas à un même schéma. Chaque affaire conserve sa singularité, en fonction du contexte personnel, familial et psychologique. Cette prudence est essentielle pour éviter les généralisations hâtives.
Dans le contexte de l’enquête menée à Orange, ces éléments apportent un éclairage sur un sujet particulièrement sensible. Ils montrent surtout que derrière le terme de néonaticide se trouvent des réalités complexes, qui demandent à la fois investigation, analyse clinique et mise en perspective historique.