La Fifa a fixé au 19 septembre la date limite donnée à ses 211 fédérations membres pour se prononcer sur son projet controversé lié à la création d'une société commerciale. Porté par Gianni Infantino, le dossier s'accompagne d'un enjeu financier mis en avant à hauteur de 40 millions de dollars.
Annoncée cette semaine, l'initiative prévoit d'isoler une partie des activités commerciales de l'instance dans une nouvelle structure, avec une ouverture du capital à des investisseurs privés. Cette orientation suscite déjà de fortes réactions dans le monde du football, où plusieurs voix s'inquiètent de la place que pourrait prendre la logique financière dans la gouvernance de la discipline.
La date du 19 septembre accélère désormais le calendrier. Les fédérations nationales doivent faire connaître rapidement leur position, alors que la contestation est montée presque immédiatement après la présentation du projet. Le débat porte autant sur les ressources promises que sur les garanties offertes en matière de contrôle et de transparence.
L'enveloppe évoquée de 40 millions de dollars renforce encore la sensibilité du sujet. Pour les partisans du plan, cet argument financier peut séduire des associations en quête de moyens supplémentaires. Pour ses détracteurs, il ne répond pas aux interrogations de fond sur l'entrée d'investisseurs privés dans un secteur historiquement piloté par les instances sportives.