La FIFA fait face à une vive polémique après avoir annoncé son intention de créer une société chargée de piloter ses activités commerciales. L’instance, organisée comme une association à but non lucratif, affirme que cette nouvelle structure pourrait générer jusqu’à 10 milliards de dollars, un objectif qui a immédiatement surpris une partie du monde du football.

Le projet est particulièrement contesté par un ancien dirigeant de la fédération internationale. Le responsable suisse a dénoncé une orientation qu’il juge dangereuse pour l’identité du football, estimant en substance qu’aucun acteur ne devrait s’approprier ni marchandiser ce sport au point d’en modifier la nature.

Au-delà du montant avancé, les critiques portent sur la transformation du rôle de la FIFA. Pour ses opposants, confier les revenus commerciaux à une société distincte soulève des questions sur la gouvernance, la transparence et la frontière entre mission sportive et logique d’entreprise. Cette évolution est présentée comme un tournant sensible pour une organisation censée défendre l’intérêt général du football mondial.

L’annonce relance donc le débat sur la place croissante des enjeux financiers dans les grandes institutions sportives. Avec cette future société, la FIFA cherche à renforcer sa puissance économique, mais elle s’expose aussi à une contestation de fond sur la manière dont le football doit être administré et valorisé.