La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova a reçu mercredi un arrêté ministériel d’expulsion. L’affaire relance le débat autour de sa présence dans l’espace médiatique français, alors qu’elle est régulièrement présentée comme proche des positions du Kremlin.
Selon les éléments disponibles, Xenia Fedorova est accusée d’incarner une voix favorable à Moscou. Son nom reste aussi associé à RT, dont elle a été l’ancienne dirigeante, un point qui alimente les critiques à son encontre dans un contexte de fortes tensions autour de l’influence russe en Europe.
La décision a provoqué une réaction immédiate de ses employeurs, Canal+ et Lagardère. Les deux groupes estiment qu’il s’agit d’une atteinte grave à la liberté d’expression, plaçant cette mesure au cœur d’un affrontement entre impératifs de sécurité politique et défense du pluralisme médiatique.
Habituée de médias rattachés au giron de Vincent Bolloré, Xenia Fedorova se retrouve désormais au centre d’un dossier très sensible, à la fois politique et médiatique. À ce stade, les informations connues mettent surtout en lumière la portée symbolique de cette expulsion et les vives controverses qu’elle suscite.