Amnesty International met en cause l’Inde pour ses exportations d’armes et d’équipements vers Israël depuis les attaques du 7 octobre. Dans un rapport, l’ONG recense des livraisons qui, selon elle, pourraient engager la responsabilité de New Delhi dans la guerre à Gaza et l’exposer à une violation de ses obligations internationales.
L’organisation affirme que ces transferts posent un risque juridique et politique majeur. Elle accuse l’Inde de complicité dans ce qu’elle présente comme un « génocide » à Gaza, en s’appuyant sur la poursuite d’exportations militaires vers Israël malgré l’ampleur du conflit et de ses conséquences humaines.
Le sujet n’est pas entièrement nouveau. D’après les éléments évoqués, l’implication d’entreprises indiennes dans l’effort de guerre israélien avait déjà été signalée auparavant. Ce nouveau rapport relance donc le débat sur le rôle de l’industrie de défense indienne et sur la ligne suivie par les autorités face au conflit entre Israël et le Hamas.
Cette prise de position intervient alors que l’Inde est souvent décrite comme relativement en retrait sur le plan diplomatique dans cette guerre. Les accusations d’Amnesty pourraient accroître la pression internationale sur New Delhi, en recentrant l’attention sur ses exportations militaires, sa posture officielle et le respect du droit international.