La multiplication des canicules, des sécheresses, des tempêtes et des inondations met sous pression le secteur de l’assurance. À mesure que les événements climatiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses, le calcul du risque change, au point de pousser certains assureurs à se retirer des territoires jugés trop exposés.

Breil-sur-Roya, petite commune de 2 400 habitants, est citée comme un exemple concret de cette fragilité. Son maire, Sébastien Olharan, montre un paysage marqué par les dégâts passés et la difficulté à se projeter dans un cadre devenu plus instable. À l’échelle locale, le risque climatique ne relève plus d’une hypothèse abstraite, mais d’une réalité visible dans l’aménagement du territoire et l’habitat.

Cette évolution révèle un problème plus large: des sociétés conçues pour un climat plus prévisible doivent désormais faire face à des sinistres qui se répètent. Quand les dommages potentiels augmentent et que leur intensité devient plus difficile à anticiper, assurer des maisons, des infrastructures et des activités économiques devient plus complexe et plus coûteux.

Au-delà de l’assurance elle-même, le sujet pose la question de la vulnérabilité collective face aux risques naturels. Faute de mesures ambitieuses pour freiner le réchauffement global, certaines zones pourraient devenir de plus en plus difficiles à couvrir, avec des conséquences directes pour les habitants, les communes et l’économie locale.