Les épisodes de chaleur extrême de cet été ont remis la climatisation des maisons de repos au centre des préoccupations en Wallonie. Pour le secteur, la question ne se limite plus au confort: elle touche aussi à l’adaptation des établissements face à des températures plus élevées et plus fréquentes.

Selon Femarbel, l’installation et l’utilisation de systèmes de climatisation représentent une charge importante pour les structures d’hébergement. Sans soutien public, ces coûts supplémentaires pourraient se traduire par une hausse des tarifs facturés aux résidents, ce qui ravive les inquiétudes sur l’accessibilité financière.

Le débat porte donc à la fois sur l’urgence climatique et sur le modèle de financement des maisons de repos. Les gestionnaires doivent faire face à de nouveaux besoins d’équipement, alors que la pression sur les budgets reste forte.

En parallèle, le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, travaille sur une réforme plus large de la prise en charge de la perte d’autonomie. Dans ce contexte, le secteur attend de voir si cette réflexion pourra aussi apporter des réponses concrètes au financement des adaptations nécessaires, dont la climatisation fait désormais partie.