Le parti Renaissance a perdu une première manche en justice face au Rassemblement national dans le litige autour de l’affiche de campagne de Marine Le Pen. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande du mouvement dirigé par Gabriel Attal, qui voulait faire interdire l’utilisation du terme « renaissance » sur ce support.
Au cœur du dossier, Renaissance reprochait au RN de reprendre ce mot de manière à entretenir une confusion avec le nom du parti présidentiel. Selon la courte décision rapportée, les juges n’ont pas donné suite à cette demande d’interdiction, ce qui constitue un revers pour la formation politique.
L’affaire ne s’arrête toutefois pas là. Renaissance a décidé de faire appel, prolongeant ainsi le bras de fer judiciaire avec Marine Le Pen et son camp. Ce recours doit permettre de contester l’analyse retenue en première instance sur l’usage du terme litigieux.
Ce contentieux illustre la sensibilité des partis à leur identité politique et à l’emploi de mots associés à leur marque électorale. En attendant la suite de la procédure, la décision du tribunal de Paris laisse pour l’instant le RN libre d’utiliser ce terme sur l’affiche visée.