En pleine période de canicule, le pisé revient au centre des discussions en Nord-Isère. Ce matériau de construction à base de terre crue, très présent dans les maisons anciennes du Dauphiné, est souvent cité pour sa capacité à maintenir une température plus agréable à l’intérieur pendant les fortes chaleurs.

L’intérêt pour le pisé repose sur une idée simple : ses murs épais emmagasinent moins vite la chaleur extérieure et contribuent à conserver de la fraîcheur en été. À l’inverse, en hiver, ce type de bâti est aussi réputé pour mieux préserver la chaleur intérieure. Cette double qualité explique pourquoi de nombreuses habitations anciennes de la région restent recherchées malgré leur âge.

Le sujet prend un relief particulier alors que les épisodes de chaleur se multiplient. Dans le Nord-Isère, certains habitants installés dans ce type de maison semblent mieux supporter les températures élevées que dans des logements plus récents ou moins adaptés. Le reportage évoque notamment des résidents qui profitent de cet effet de régulation thermique au quotidien.

Sans être présenté comme une solution miracle à lui seul, le pisé apparaît comme un exemple de savoir-faire ancien remis en valeur par le changement climatique. Dans une région où ce patrimoine architectural est encore bien présent, ce matériau naturel suscite un regain d’attention pour ses atouts face aux fortes chaleurs.