La revue indépendante Prescrire a publié sa liste noire 2026 des médicaments à écarter, en y faisant figurer 89 traitements encore courants. Parmi eux, des noms bien connus du grand public comme Spasfon, Voltarène, Maxilase ou certains sirops antitussifs, souvent présents depuis longtemps dans les armoires à pharmacie familiales.
Le point commun de ces produits, selon cette évaluation annuelle, est une balance jugée défavorable entre bénéfices et risques. Prescrire met en avant des médicaments dont l’efficacité paraît insuffisante, incertaine ou limitée, alors que des effets indésirables bien réels peuvent exister. L’enjeu n’est donc pas seulement leur utilité, mais aussi leur niveau de sécurité pour les patients.
Chaque année, la publication passe en revue le marché du médicament afin de repérer les traitements considérés comme inutiles, dépassés ou trop risqués, alors même qu’ils continuent d’être proposés. Cette nouvelle édition 2026 remet en lumière le décalage possible entre les habitudes de consommation, la notoriété de certaines marques et l’évaluation indépendante de leur intérêt médical réel.
La présence de médicaments très connus dans cette liste noire rappelle que l’ancienneté d’un produit ne garantit ni son efficacité ni son innocuité. Avec cette sélection 2026, Prescrire relance le débat sur la place de traitements encore largement utilisés malgré des doutes persistants sur leur rapport bénéfices-risques.