Les séries télé ne cessent de revenir aux ultrariches, transformant leurs empires, leurs familles et leurs excès en matière dramatique. De « Succession » à « The White Lotus », en passant par « Privilèges », ce goût pour les personnages plus grands que nature s’impose comme l’un des fils rouges de la fiction récente.
« Succession » reste l’exemple le plus marquant de cette tendance. La série met en scène Logan Roy, magnat des médias incarné par Brian Cox, face à son fils Kendall, joué par Jeremy Strong, dans une lutte où l’argent, l’héritage et le pouvoir se confondent. Ce type de récit place le spectateur au plus près de dynasties richissimes, tout en exposant leurs rivalités et leur brutalité.
Autour de ce modèle, d’autres productions explorent la même fascination pour le privilège, les fortunes rapides et les mondes fermés où tout semble accessible. « The White Lotus » observe les comportements des plus aisés dans un décor de luxe, tandis que « Privilèges » participe à cette vague de séries centrées sur des vies hors norme, faites d’abondance, d’influence et de rapports de force.
Le succès de ces histoires tient sans doute à leur double mouvement. Elles prétendent souvent regarder les ultrariches avec distance, voire avec ironie, mais elles savent aussi tirer parti de leur pouvoir de séduction visuelle et narrative. Entre critique sociale et attrait pour l’opulence, les séries semblent avoir trouvé dans les très riches des personnages parfaits pour raconter les désirs, les abus et les fantasmes de l’époque.