Au Cameroun, le nom de Franck Biya revient de plus en plus souvent dans les scénarios de succession au sommet de l’État. Présenté comme un homme d’affaires devenu prétendant possible à l’après-Paul Biya, il est désormais observé à travers les liens qu’il entretient avec plusieurs centres d’influence du pays.
L’intérêt se porte notamment sur la structure de son réseau, à la fois familial, politique et économique. Autour du palais d’Etoudi, dans les milieux d’affaires et au sein de certaines élites régionales, son implantation progressive alimente l’idée d’une montée en puissance soigneusement construite.
Cette cartographie met aussi en avant des relais variés, qui vont au-delà du seul cercle institutionnel. Les élites du Grand Nord, ainsi que des figures connues du sport, apparaissent comme des points d’appui dans une stratégie d’élargissement d’influence, alors que l’hypothèse d’une vice-présidence aurait semblé inimaginable il y a encore quelques années.
Sans confirmer un schéma institutionnel déjà arrêté, cette lecture souligne surtout la consolidation d’un réseau politico-business autour de Franck Biya. Dans un contexte camerounais dominé par les questions de continuité du pouvoir, cette progression nourrit les spéculations sur son rôle futur au sein de l’appareil d’État.