La crise migratoire à Ceuta relance le débat politique en Belgique et en Europe. Après la mort de 67 migrants qui tentaient de rejoindre cette enclave espagnole, Georges-Louis Bouchez, président du MR, a réclamé un net durcissement de la réponse européenne sur les questions migratoires.
Le dirigeant libéral ne plaide pas pour une fermeture générale des frontières, mais il estime que les conditions d’accès et de contrôle doivent être renforcées. Dans ce contexte, il va plus loin en évoquant une suspension partielle de l’Espagne de l’espace Schengen, une proposition qui vise à mettre la pression sur Madrid dans la gestion de cette frontière sensible.
Cette prise de position s’inscrit dans un débat plus large sur la capacité des Etats européens à contrôler leurs frontières extérieures sans provoquer de nouvelles tragédies humaines. Ceuta, point de passage stratégique entre l’Afrique du Nord et l’Union européenne, reste régulièrement au centre des tensions autour de la migration et de la sécurité.
En avançant cette mesure, Georges-Louis Bouchez cherche à imposer une ligne plus ferme sur la politique migratoire européenne. Son intervention remet au premier plan les désaccords sur la façon de concilier contrôle des frontières, responsabilité des Etats membres et drames humains aux portes de l’Europe.