Le Tour de France dispute un rendez-vous important avec le seul contre-la-montre individuel de cette édition, entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains. Sur une distance limitée à 26 kilomètres, l’exercice peut pourtant peser lourd dans la lutte pour le classement général, d’autant qu’il intervient sur un tracé loin d’être totalement plat.

Ce chrono présente une particularité notable : une montée de deuxième catégorie est placée au milieu du parcours. Ce profil casse l’idée d’un effort réservé aux purs rouleurs et ouvre la porte à des écarts intéressants entre les favoris, capables de faire la différence autant par la puissance que par la gestion de l’effort.

Remco Evenepoel aborde cette étape avec l’ambition de se rapprocher de Tadej Pogacar. Le Belge, réputé dans cet exercice, voit dans cette journée une occasion de reprendre du temps. Dans le même temps, Seixas apparaît en embuscade sur un parcours qui peut redistribuer certaines positions et révéler de bonnes surprises.

Avec un seul chrono individuel au programme, les organisateurs accordent une place mesurée à la spécialité, souvent jugée trop déterminante lorsqu’elle est trop présente. Cela renforce encore l’enjeu de cette étape : courte, nerveuse et vallonnée, elle peut marquer un tournant avant la suite de la course.