Un an après avoir été écartée par le Conseil constitutionnel, la réintroduction de l’acétamipride refait surface dans le débat législatif. La mesure, associée à la loi Duplomb, a finalement été réinscrite sous conditions dans la loi d’urgence agricole adoptée par le Parlement.

Ce retour marque une victoire politique pour le sénateur Laurent Duplomb, qui défend ce dossier de longue date. D’après les éléments disponibles, cette issue est le résultat de plusieurs mois de manœuvres et de pressions menées autour du texte, avec un soutien venu du monde agricole.

L’épisode illustre aussi le poids des arbitrages entre impératifs de production et encadrement des substances utilisées dans l’agriculture. En revenant dans la loi sous une forme conditionnée, l’acétamipride devient un symbole des rapports de force entre responsables politiques, filières agricoles et institutions de contrôle.

Au-delà du seul produit, cette séquence relance les débats sur la méthode employée pour faire revenir une disposition déjà censurée, ainsi que sur l’influence du lobby agricole dans l’élaboration de la loi. Le vote du Parlement ouvre ainsi une nouvelle étape dans un dossier à forte sensibilité politique et agricole.