Le Parlement a définitivement adopté une troisième loi consacrée aux territoires de montagne. Après un vote favorable à l’Assemblée nationale lundi, le Sénat a validé à son tour le texte mardi. Cette réforme est présentée comme une réponse aux mutations que connaissent ces espaces et vise à adapter le cadre légal existant.
L’un des points les plus marquants de la nouvelle loi concerne l’urbanisme, avec des règles annoncées comme plus souples. Le texte entend donner davantage de marge aux élus et aux collectivités de montagne, dans un contexte où les besoins d’aménagement, de logement et de développement local évoluent.
Le projet n’a toutefois pas fait consensus. Les groupes écologistes et les élus insoumis s’y sont opposés, estimant qu’il remet en cause l’esprit de la loi de 1985, considérée comme fondatrice en matière de protection et d’organisation des zones de montagne. Ils dénoncent un recul sur l’encadrement de l’urbanisation.
Cette adoption ouvre donc une nouvelle étape pour les politiques publiques en montagne. Entre volonté de soutenir la vie locale et débat sur l’équilibre entre développement et préservation, ce texte s’inscrit dans une discussion plus large sur l’avenir de ces territoires.