La majorité des pompiers bruxellois sont en grève ce jeudi pour dénoncer le manque de personnel au sein des services de secours. Le mouvement intervient dans un contexte de fortes tensions internes, avec un moral des équipes présenté comme extrêmement dégradé.

Face à la situation, le gouvernement bruxellois doit se réunir à midi lors d'un conseil des ministres en urgence. Au centre des discussions: les sous-effectifs qui touchent les services de secours et qui alimentent depuis plusieurs semaines les inquiétudes du personnel.

Le mouvement ne concerne pas seulement les pompiers. Les employés du 112 participent eux aussi à la grève, un fait présenté comme inédit dans leur histoire. Souvent moins visibles, ces agents sont également décrits comme oubliés alors qu'ils subissent, eux aussi, un manque d'effectifs et des conditions de travail difficiles.

Cette mobilisation met en lumière une crise plus large dans l'organisation des secours à Bruxelles. Entre pression opérationnelle, effectifs jugés insuffisants et épuisement des équipes, les autorités régionales sont désormais poussées à apporter rapidement des réponses sur les moyens humains accordés aux services concernés.