Au Sénégal, plusieurs signaux alimentent un sentiment de défiance croissante envers les ressortissants étrangers. Selon des révélations relayées par la presse locale, les contrôles opérés par les forces de l’ordre à Dakar auraient fortement augmenté, dans un contexte déjà tendu par des propos hostiles circulant sur les réseaux sociaux.
Cette évolution nourrit l’idée d’une « suspicion permanente » à l’égard de l’étranger, en particulier dans la capitale. Le récit d’un étudiant béninois, qui dit garder le souvenir d’un contrôle nocturne alors qu’il rentrait chez lui, illustre le malaise ressenti par certains résidents non sénégalais dans leur vie quotidienne.
Des organisations de la société civile s’alarment de cette situation. Elles dénoncent un climat de méfiance qui, selon elles, risque de fragiliser la cohésion sociale et de banaliser des pratiques perçues comme discriminatoires. L’inquiétude porte autant sur les contrôles répétés que sur la diffusion de discours stigmatisants en ligne.
Au-delà des faits rapportés, cette séquence met en lumière une tension plus large autour de la place des étrangers dans l’espace public sénégalais. Entre préoccupations sécuritaires, perception sociale et réactions militantes, le débat prend de l’ampleur à Dakar et soulève des questions sur le vivre-ensemble.