L'administration Trump étudierait la possibilité de mener des frappes américaines au Mali contre le JNIM, un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda. Cette hypothèse s'inscrit dans un contexte de forte dégradation sécuritaire au Sahel, où l'organisation accroît son influence et pèse sur l'équilibre régional.

D'après les éléments rapportés, le JNIM représente une menace croissante pour le Mali, au point de fragiliser davantage les autorités en place. Une éventuelle intervention militaire américaine viserait donc un acteur central de l'insurrection islamiste dans la région, alors que la situation sécuritaire reste particulièrement instable.

Mais à Washington, une telle option ne ferait pas consensus. L'idée d'une action directe contre le JNIM diviserait l'administration, entre impératifs de lutte antiterroriste, risques d'escalade et interrogations sur l'efficacité d'une nouvelle opération dans un environnement déjà très complexe.

Le dossier malien s'inscrirait aussi dans une compétition géopolitique plus large. La rivalité avec la Russie au Sahel constituerait un autre paramètre important dans l'examen de cette intervention, les États-Unis cherchant à préserver leur influence dans une zone devenue stratégique sur les plans sécuritaire et diplomatique.