Dans le sud du Liban, des habitantes continuent à travailler la terre alors même que la région a été ravagée par l’invasion menée par l’armée israélienne. Le reportage met en lumière ces gestes agricoles maintenus au milieu des ruines, là où cultiver devient à la fois une nécessité concrète et une manière de préserver un lien vital avec le territoire.
Au cœur de ces jardins, la culture de la terre apparaît comme une pratique de survie. Semer, arroser, récolter ou entretenir des arbres prend une portée plus large dans un paysage marqué par la destruction. L’activité agricole ne relève plus seulement de l’économie domestique ou de la routine rurale : elle devient une réponse directe à la violence de la guerre et à ses effets sur la vie quotidienne.
Le texte souligne aussi la place centrale des femmes dans cette continuité. Ce sont elles qui maintiennent des formes d’attention au vivant, malgré l’insécurité et les bouleversements. En poursuivant ces travaux, elles défendent des savoirs, des habitudes et une mémoire du lieu que le conflit menace d’effacer.
À travers ces scènes de jardins, le reportage propose ainsi une lecture sensible des « écologies de survie » au Liban-Sud. Les cendres, les dégâts et la peur n’effacent pas totalement la possibilité de faire pousser, de nourrir et d’habiter. Dans ce contexte, cultiver la terre devient un acte discret mais profondément politique de présence et de résistance.