Le baril de pétrole est repassé au-dessus de 100 dollars jeudi 23 juillet, retrouvant un seuil hautement symbolique pour les marchés. D’après les éléments disponibles, cette nouvelle flambée des cours est liée au regain de tensions au Moyen-Orient et aux inquiétudes provoquées par la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran.

Ce niveau des 100 dollars n’est pas inédit dans l’histoire du brut. La première fois que ce cap avait été franchi remonte à 2008. À cette période, la hausse s’inscrivait dans un contexte différent, marqué par une forte progression de la demande mondiale, notamment portée par les économies émergentes.

La comparaison entre ces deux épisodes montre que le pétrole à 100 dollars le baril peut réapparaître sous l’effet de moteurs distincts. En 2008, le marché était surtout tiré par la consommation. Aujourd’hui, ce sont davantage les risques géopolitiques et les craintes sur l’approvisionnement qui alimentent la tension sur les prix.

Le retour du brut au-dessus de ce seuil rappelle surtout la sensibilité extrême du marché pétrolier aux périodes d’incertitude. Dès que les inquiétudes sur l’offre mondiale se renforcent, le prix du pétrole peut grimper très vite et retrouver des niveaux qui avaient marqué les précédentes grandes phases de tension.