L’Assemblée des 125 États membres de la Cour pénale internationale a décidé vendredi de relever de ses fonctions Karim Khan. Le magistrat britannique, procureur de la CPI, est visé par des allégations d’agression sexuelle portées par une ancienne collaboratrice.

Selon les informations disponibles, Karim Khan entend contester cette décision. Son avocat a indiqué qu’il allait s’y opposer, alors que cette affaire place l’institution de La Haye dans une situation particulièrement sensible.

Karim Khan restera aussi associé à plusieurs dossiers majeurs de la justice internationale. Durant son mandat, il a notamment obtenu des mandats d’arrêt visant Vladimir Poutine et Benyamin Nétanyahou, ce qui avait donné une forte visibilité à son action à la tête du parquet de la CPI.

La mise à l’écart du procureur intervient donc dans un contexte où son nom est lié à la fois à des procédures très médiatisées et à de graves accusations personnelles. La décision des États membres ouvre une nouvelle phase de crise pour la Cour pénale internationale, tandis que Karim Khan cherche désormais à faire annuler la mesure prise contre lui.