Renault ne prévoit pas de réduire ses prix pour répondre à l'arrivée de voitures électriques chinoises moins chères en Europe. Lors de la présentation de ses résultats commerciaux du premier semestre, le 23 juillet 2026, le constructeur a défendu une ligne claire face à la pression tarifaire qui monte sur le marché.
Ivan Segal, directeur des ventes et des opérations monde de Renault, a écarté l'idée d'une course aux remises. En substance, le groupe ne veut pas entrer dans une politique de gros rabais, même si plusieurs marques chinoises cherchent à gagner du terrain avec des modèles affichés à des tarifs plus agressifs.
Cette position montre que Renault préfère préserver sa stratégie commerciale plutôt que de s'aligner sur une bataille des prix. Dans l'automobile électrique, la concurrence se joue de plus en plus sur le coût d'accès, mais tous les constructeurs n'acceptent pas de sacrifier leurs prix pour suivre le mouvement.
Le message envoyé par Renault est donc celui d'une discipline tarifaire, malgré la poussée des modèles chinois bon marché. Alors que le marché européen de l'électrique continue de se transformer, cette décision illustre une approche plus prudente que celle d'une simple riposte par des baisses de prix.