Le séjour de Paul Biya à Genève, en Suisse, alimente un débat politique et juridique au Cameroun. En cause : la validité des décrets signés par le chef de l'État alors qu'il se trouve à l'étranger depuis le 7 juin 2026. La question prend de l'ampleur à mesure que l'absence prolongée du président suscite des interrogations sur l'exercice du pouvoir.
L'avocat et président du parti HÉRITAGE, Christian Ntimbane Bomo, met en doute la portée des textes signés hors du territoire national. Son intervention recentre le débat sur le cadre légal des actes présidentiels et sur les conditions dans lesquelles ils peuvent être pris lorsque le président n'est pas physiquement présent au Cameroun.
Au-delà du cas précis de Paul Biya à Genève, cette controverse renvoie à une interrogation plus large sur le fonctionnement des institutions camerounaises. Elle oppose une lecture politique de la situation à une lecture strictement juridique, avec en toile de fond la question de la continuité de l'État et de la régularité des décisions exécutives.
Pour l'heure, cette discussion nourrit les réactions dans l'espace public sans clore le débat sur la légalité des décrets concernés. Le sujet devrait rester au centre de l'actualité politique camerounaise tant que se poursuivra le séjour du président en Suisse et que la question de ses actes signés depuis l'étranger restera posée.