À Libramont, la Foire de Libramont et la Petite Foire ont engagé un dialogue, mais les divergences restent nettes. Derrière cette discussion, c’est surtout deux visions de l’agriculture qui continuent de s’opposer.

La Petite Foire insiste sur son identité paysanne et sur une agriculture à taille humaine. Elle met en avant le lien direct avec le producteur, en opposition à une approche perçue comme plus commerciale et plus proche de la grande distribution dans l’autre événement.

Cette différence de positionnement nourrit l’incompréhension entre les deux rendez-vous. D’un côté, la Petite Foire défend un modèle local, humain et ancré dans la relation entre producteurs et visiteurs. De l’autre, la Foire de Libramont apparaît comme un espace plus large, où l’agriculture se montre aussi dans ses dimensions économiques et commerciales.

Le débat dépasse ainsi le simple cadre de deux foires organisées en parallèle. Il reflète une question plus large sur l’avenir du monde agricole: faut-il privilégier une agriculture paysanne de proximité ou accepter une vitrine plus vaste, tournée vers un public et des acteurs plus nombreux ? À ce stade, le dialogue existe, mais le fossé n’est pas comblé.