Les vallées sèches de McMurdo, en Antarctique, étaient souvent présentées comme l'un des derniers milieux véritablement vierges de la planète. Une nouvelle étude menée par l'Université de Lancaster montre pourtant que cette région reculée n'échappe plus à la pollution plastique.

Les chercheurs y ont confirmé pour la première fois la présence de microplastiques et de nanoplastiques dans les sols. Cette découverte marque une étape importante, car elle étend encore la carte mondiale de la contamination plastique à un environnement extrême, isolé et longtemps considéré comme préservé.

Au-delà du symbole, le résultat souligne la capacité de ces particules à s'infiltrer dans des écosystèmes très éloignés des zones densément peuplées. Le constat alimente les inquiétudes sur l'ampleur réelle de la pollution plastique, qui ne se limite plus aux océans, aux villes ou aux régions industrielles.

Cette présence dans les sols antarctiques rappelle aussi la difficulté de protéger les espaces les plus fragiles face à des polluants persistants et minuscules. Même dans un territoire aussi isolé que les vallées sèches de McMurdo, l'empreinte du plastique est désormais détectable.