Environ 2 500 personnes ont manifesté le 25 juillet dans les rues de Tunis pour dénoncer le président Kaïs Saïed et la détérioration des conditions de vie. Ce rassemblement s’est tenu à une date hautement symbolique, présentée comme le cinquième anniversaire de son coup de force institutionnel.

Les manifestants ont mêlé contestation politique et colère sociale. Parmi les slogans entendus figuraient des dénonciations directes du pouvoir, mais aussi des critiques sur les difficultés du quotidien, entre manque d’eau, coupures d’électricité, hausse des prix et sentiment de répression.

La mobilisation met en lumière un mécontentement plus large en Tunisie, où la forte tension économique pèse sur la population. La protestation ne visait donc pas seulement la présidence, mais aussi l’aggravation concrète des conditions de vie dans le pays.

À Tunis, ce défilé illustre ainsi la convergence de deux crises aux yeux des opposants : une crise politique autour de Kaïs Saïed et une crise sociale marquée par la vie chère et les pénuries. La manifestation s’inscrit dans un climat de contestation nourri par l’usure du pouvoir et les difficultés économiques.