Les psychiatres tirent la sonnette d’alarme face à une réforme de la nomenclature qu’ils jugent particulièrement dangereuse pour leur pratique. Au cœur de leur inquiétude: la possibilité de ne plus pouvoir assurer des consultations longues, considérées comme essentielles dans le suivi de nombreux patients en psychiatrie.

Selon les éléments avancés par la profession, cette évolution risquerait d’affaiblir encore davantage la psychiatrie ambulatoire. Les spécialistes concernés estiment que la réforme pourrait aggraver des difficultés déjà présentes dans le secteur, au point de représenter, selon eux, un véritable "coup de grâce" pour une partie de l’offre de soins.

Les psychiatres réclament en parallèle un refinancement urgent de 100 millions d’euros. Pour appuyer leur demande, ils mettent en avant les chiffres 2024 de l’Inami, selon lesquels le revenu médian d’un psychiatre ambulatoire atteint 71 997 euros par an. Cet indicateur est présenté comme un signe du déséquilibre économique auquel fait face la discipline.

Au-delà de la question des revenus, le débat porte surtout sur l’organisation des soins et sur la capacité à maintenir des prises en charge adaptées à la santé mentale. La contestation actuelle montre que la réforme de la nomenclature est perçue par les psychiatres comme un enjeu majeur pour l’avenir des consultations longues et de la psychiatrie ambulatoire en Belgique.