Au Sahel central, l’exploitation de l’or est devenue en une dizaine d’années un enjeu majeur des conflits armés. D’après une étude de l’ONG Acled relayée par Sahel Horizon, la violence se concentre de plus en plus autour des zones minières, au point de modifier la géographie des affrontements dans la région.

Le rapport indique que cette évolution s’accélère depuis 2015, avec la prise de contrôle de nouveaux territoires par des groupes armés. Cette expansion ne se limite pas aux centres urbains ou aux axes stratégiques : elle touche aussi les périphéries des sites d’extraction, où l’activité aurifère représente une ressource économique importante.

Cette situation alimente une concurrence renforcée entre acteurs armés pour l’accès, le contrôle ou l’influence sur ces espaces miniers. Les mines d’or apparaissent ainsi comme des lieux où s’entrecroisent enjeux de sécurité, pouvoir local et financement des groupes présents sur le terrain.

L’étude met en lumière un déplacement partiel de la violence vers ces zones d’extraction, devenu un élément central de la dynamique des conflits au Sahel central. L’essor de l’exploitation aurifère ne constitue donc pas seulement un phénomène économique, mais aussi un facteur qui pèse de plus en plus sur l’évolution des combats et de l’instabilité régionale.