Gianni Infantino étudierait une ouverture inédite des Coupes du monde FIFA à des investisseurs privés. L’idée serait de vendre une partie des intérêts liés aux tournois les plus importants de l’organisation, un projet qui suscite déjà de fortes réserves dans le football européen.

D’après les éléments disponibles, des investisseurs pourraient acquérir dans un premier temps entre 20 et 30 % des parts, pour un montant de plusieurs milliards de dollars. La FIFA conserverait toutefois la majorité, ce qui lui permettrait de rester aux commandes de l’actif concerné.

Cette piste ne convainc pas l’UEFA, qui a réagi en rejetant clairement la proposition. Cette opposition montre à quel point la question est sensible, car elle touche à la fois au financement du football mondial et au contrôle de ses compétitions les plus rentables.

Pour la FIFA, qui rassemble 211 associations, le débat dépasse donc la seule dimension financière. Il pose aussi la question du modèle de gouvernance et de la place que pourraient prendre des capitaux privés dans l’avenir des Coupes du monde.