La FIFA se retrouve au centre d’une nouvelle polémique autour d’un projet attribué à Gianni Infantino : ouvrir les droits commerciaux des Coupes du monde à des investisseurs privés. Une telle orientation serait perçue par de nombreux observateurs comme une étape supplémentaire dans la transformation du Mondial en actif financier, au-delà de sa dimension strictement sportive.

L’enjeu est majeur, car les droits commerciaux de la Coupe du monde représentent l’un des leviers économiques les plus puissants du football mondial. En les exposant davantage à des capitaux privés, la FIFA ferait entrer de nouveaux acteurs dans la valorisation de son tournoi phare, avec en toile de fond des questions sur la gouvernance, la répartition des revenus et le poids croissant de la logique de rentabilité.

Le contexte renforce encore les critiques. Quelques jours après une séquence très commentée montrant Gianni Infantino aux côtés de Donald Trump autour du trophée de la Coupe du monde, ce projet alimente l’idée d’une FIFA toujours plus proche des cercles du pouvoir et du business. Pour ses détracteurs, cette accumulation de symboles brouille un peu plus la frontière entre gestion du football et stratégie d’influence.

Au-delà de cette annonce, le débat porte sur la direction prise par l’instance mondiale. L’ouverture des droits commerciaux du Mondial à des investisseurs privés relance la question des limites de la marchandisation du football et de la place laissée à l’intérêt collectif dans la gestion de la compétition la plus emblématique du sport.