La France doit observer une éclipse solaire très attendue le 12 août 2026, un rendez-vous qui remet aussi en lumière une question d’astronomie plus large : pourquoi n’y a-t-il jamais plus de 7 éclipses de Lune et de Soleil sur une même année ? La réponse tient à la mécanique céleste et au rythme très précis des alignements entre le Soleil, la Terre et la Lune.

Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil. Une éclipse lunaire, elle, survient quand la Terre s’intercale entre le Soleil et la Lune. Mais ces phénomènes ne se produisent pas à chaque nouvelle lune ou à chaque pleine lune, car l’orbite de la Lune est inclinée par rapport au plan dans lequel la Terre tourne autour du Soleil.

Pour qu’une éclipse ait lieu, il faut donc que l’alignement se fasse au bon moment, près des points où l’orbite lunaire coupe ce plan. Ces périodes favorables, souvent appelées saisons d’éclipses, ne durent qu’un temps limité au cours de l’année. C’est cette contrainte géométrique qui réduit fortement le nombre d’éclipses possibles.

En pratique, une année compte le plus souvent plusieurs éclipses, mais le total reste borné. Dans certaines configurations rares, le calendrier et les saisons d’éclipses permettent d’atteindre 7 événements au maximum, en combinant éclipses solaires et lunaires. Au-delà, les conditions d’alignement ne peuvent tout simplement plus être réunies dans le temps disponible sur une seule année.