Gianni Infantino et la FIFA ont confirmé leur volonté de créer une filiale commerciale dont le capital pourrait être ouvert à des investisseurs privés. Cette orientation est présentée comme un changement majeur pour l’économie du football mondial, car elle toucherait au cœur des activités les plus rentables de l’instance, avec en toile de fond la Coupe du monde.
Le principe, tel qu’il ressort des éléments disponibles, serait de loger une partie des revenus commerciaux dans une structure séparée, puis d’en céder une part à des acteurs privés. C’est précisément ce mécanisme qui alimente l’idée d’une possible « vente de la Coupe du monde » : même si la compétition ne serait pas vendue au sens strict, une partie de sa valeur économique pourrait se retrouver liée à des intérêts extérieurs à la fédération.
La polémique porte donc sur plusieurs fronts. D’abord, la gouvernance : des opposants redoutent qu’une ouverture du capital modifie l’équilibre des pouvoirs au sein de la FIFA. Ensuite, les finances : les défenseurs du projet peuvent y voir un moyen de lever des fonds, tandis que ses détracteurs craignent une dépendance accrue à des investisseurs cherchant avant tout un rendement sur un actif considéré comme stratégique pour le football mondial.
Le débat est aussi nourri par les questions autour des réseaux d’influence gravitant autour du dossier, notamment le rôle évoqué du clan Trump dans les discussions publiques sur ce projet. Cette dimension politique renforce les critiques et la méfiance d’une partie des observateurs. Au final, la controverse dépasse la seule technique financière : elle pose la question de savoir jusqu’où la FIFA peut commercialiser son modèle sans fragiliser sa légitimité.