La Belgique a déjà enregistré 117 feux de végétation depuis le début de l'année, dans un contexte de fortes chaleurs qui accroît la sensibilité des espaces naturels au départ de feu. Ce bilan met en évidence une pression déjà importante alors que l'été n'est pas terminé.

D'après les éléments rapportés, plus de 95 % de ces incendies seraient d'origine humaine. Les causes évoquées vont de l'imprudence à des actes volontaires, ce qui replace la prévention et la vigilance du public au centre du problème, au-delà des seules conditions météo.

La situation belge s'inscrit dans une tendance plus large en Europe, où 1.396 grands feux auraient déjà été recensés. Les épisodes de chaleur alimentent les inquiétudes sur la rapidité de propagation des incendies de végétation et sur la capacité des territoires à faire face à des saisons plus risquées.

Dans ce contexte, le débat sur le climat refait surface. L'ancien vice-président du GIEC mentionné dans l'article source dénonce des décennies d'inaction climatique, soulignant le lien entre multiplication des épisodes extrêmes et aggravation du risque d'incendie. En Belgique comme ailleurs en Europe, la combinaison entre facteurs humains et chaleur élevée apparaît comme un moteur majeur de ces feux.