De nouvelles recherches relancent le dossier des célèbres momies incas retrouvées sur les hauteurs andines. Pendant longtemps, le garçon d’El Plomo et les fillettes du Cerro Esmeralda ont été présentés comme des victimes du rituel de la Capacocha mortes à cause du froid extrême ou d’un étranglement. Les examens récents suggèrent désormais que cette lecture était trop simple.
D’après le résumé disponible, des scanners médicaux et des analyses isotopiques ont permis de réexaminer ces restes avec des outils plus précis que ceux employés autrefois. Ces méthodes non invasives offrent une meilleure vision de l’état des corps, de leur parcours et des circonstances de leurs derniers instants. Le point central est que la cause du décès ne correspondrait pas aux hypothèses longtemps retenues.
Cette réévaluation est importante pour l’archéologie andine, car ces enfants sacrifiés occupent une place majeure dans l’étude de l’empire inca et de ses pratiques rituelles. En croisant imagerie médicale et données chimiques, les chercheurs peuvent affiner ce que l’on croyait savoir sur la Capacocha, sans endommager des dépouilles exceptionnellement conservées.
L’affaire montre surtout que même des découvertes étudiées depuis des décennies peuvent encore livrer une autre histoire. Pour les momies incas des Andes, la combinaison des scanners et des analyses isotopiques oblige donc à revoir le récit établi autour de leur mort, au-delà des explications par le froid ou l’étranglement.