En Espagne, Pedro Sánchez appelle à un pacte d’État pour répondre aux dérèglements climatiques, alors que de violents incendies touchent le pays. Le chef du gouvernement présente cet accord comme une priorité nationale, estimant qu’une réponse durable suppose l’implication des principales forces politiques.

Cette initiative se heurte toutefois à l’opposition des conservateurs et de l’extrême droite. D’après les éléments disponibles, ces formations bloquent la perspective d’un accord commun et contestent l’approche fondée sur les constats scientifiques liés au changement climatique.

Le débat dépasse donc la seule gestion des feux en cours. Il révèle une fracture politique plus large sur la manière de traiter les conséquences du réchauffement, entre appel à une stratégie d’ensemble et refus d’inscrire la question climatique au cœur d’un compromis national.

Dans ce contexte, le gouvernement Sánchez tente de placer la crise climatique au rang des grands sujets d’intérêt général en Espagne. Mais sans soutien de la droite et de l’extrême droite, la construction d’un pacte transversal apparaît, pour l’instant, fortement compromise.