À trois mois de la présidentielle au Brésil, la candidature de Flávio Bolsonaro apparaît sous forte pression. Investi par le Parti libéral, le fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro traverse une campagne marquée par des difficultés répétées, au moment où il cherche encore à consolider sa stature nationale.
La presse brésilienne insiste sur sa fragilité politique. Un éditorial du quotidien conservateur O Estado de São Paulo a ainsi dressé un portrait très sévère du sénateur, le présentant comme un candidat de faible envergure. Cette critique met en avant l’idée que sa principale force reste avant tout son patronyme, plus que sa capacité à porter un projet autonome.
Selon les éléments rapportés, Flávio Bolsonaro peine aussi à construire des alliances, un passage pourtant essentiel dans une campagne présidentielle brésilienne. À ce stade, il n’a toujours pas annoncé de colistier, ce qui alimente les interrogations sur l’organisation de son camp et sur sa capacité à rassembler au-delà du noyau bolsonariste.
Cette séquence renforce l’image d’une candidature dépendante de l’héritage politique de Jair Bolsonaro. À mesure que l’échéance approche, les critiques portent autant sur ses crises successives que sur son manque d’ancrage propre, dans un contexte où chaque retard ou hésitation peut peser sur la dynamique électorale.